Retour sur le congrès de Grenoble 2019

Le 67e congrès national de L’UdPPC se tenait à Grenoble du 28 au 31 octobre 2019 en présence de 370 collègues.

Une délégation de dix personnes de l’académie de Rennes était inscrite avec : Nadine COSNIER, Benoît DELEPINE, Christian GUITARD, Corinne GUITARD, Laurent JOSSE, Martine KERZERHO, Sandrine LE GALL, Guillaume MINIER, Gaëlle SCHOLLHAMMER, et Bertrand WOLFF.

Nadine Cosnier n’a hélas pas pu nous rejoindre du fait de la grève des agents de maintenance du TGV Atlantique. Par ailleurs, nous avons eu le plaisir de faire la connaissance d’un jeune collègue nommé cette année en Bretagne : Benoît (enseignant en TSI à Saint Brieuc).
Au congrès de Grenoble, de gauche à droite : Martine, Sandrine, Guillaume, Laurent, Corinne, Gaëlle, Christian, Benoît et Bertrand.

Ci dessous : quelques notes et photos prises lors de nos visites de laboratoires et entreprises. Nous y ajouterons quelques informations recueillies lors des réunions plénières organisées pendant ce congrès.

Visite du Laboratoire souterrain de Modane

Le laboratoire a été inauguré en 1982, il est situé dans le tunnel de Fréjus à 1700 m sous la roche (équivalent à 4800 m eau). C’est le souterrain le plus profond d’Europe, et c’est en France ! Il y fait très chaud, autour de 28 °C toute l’année.

Pour y accéder rien de plus simple : la circulation des véhicules dans le tunnel est temporairement arrêtée dans les deux sens, puis une escorte vous emmène devant l’entrée du laboratoire où le car s’arrête pour vous laisser descendre et pénétrer dans le laboratoire.

SAS entre le tunnel routier et le laboratoire

Le site est exceptionnellement bien protégé des rayons cosmiques, si on comptabilise une moyenne de 10 millions de rayons cosmiques par m² et par jour en surface, il n’en reste plus que 4 dans le laboratoire .

La recherche fondamentale est menée dans les domaines de la physique des particules et de la physique nucléaire. On peut citer par exemple :

  • La recherche d’une éventuelle instabilité du proton libre.
  • La recherche du WIMP, une des particules candidate de la matière noire avec l’expérience Edelweiss : la température atteint les 20 mK dans le détecteur. Pour la petite histoire, cette expérience nécessite l’utilisation de plomb archéologique, plomb très ancien ne présentant quasiment plus de radioactivité naturelle. Ce plomb a été récupéré au fond de la mer suite à un naufrage ayant eu lieu au large de Perros-Guirec (oui, en Bretagne) voilà plus de 1600 ans !
  • La mesure de faibles radioactivités et leurs applications à la datation.
  • L’expérience SUPERNEMO qui consiste à rechercher une nouvelle forme de radioactivité naturelle, dite double-bêta, correspondant à l’émission spontanée par un noyau de deux électrons uniquement sans émission de neutrino. L’existence de cette radioactivité prouverait, en particulier, que le neutrino est une particule de masse non nulle. Seuls quelques noyaux, comme le molybdène 100, sont des émetteurs possibles.

Le laboratoire est équipé d’un système permettant d’éliminer au maximum le radon, ce gaz radioactif est piégé sur une colonne de charbon actif à -50 °C. Cet équipement permet de limiter au maximum la radioactivité naturelle.

Visite d’INES, Institut National de l’Énergie Solaire

L’Institut National de l’Énergie Solaire est aujourd’hui le centre de référence en France, et l’un des premiers en Europe, dédié à la recherche, à l’innovation ainsi qu’à la formation sur l’énergie solaire.

Domaines d’activités : les technologies solaires photovoltaïques, thermiques, solaires à concentration, le stockage de l’électricité, la mobilité solaire et les bâtiments à haute efficacité énergétique.

La première partie de la visite était très intéressante, on nous a expliqué comment à partir du Silicium pur à 99,9999999 % on fabrique des blocs de Silicium dopés au bore ou au phosphore.
Pour ceux qui n’ont jamais vu de silicium pur... regardez donc la photo ci-après.

Ces blocs sont ensuite découpés en plaquettes de Silicium (appelées les Wafers) de l’épaisseur d’une feuille de papier. Ces plaquettes constituent la base des panneaux photovoltaïques. Le découpage se fait à l’aide de fils d’acier recouverts de diamants.



On nous a présenté trois types de plaquettes :

  • monocristallin : bon rendement mais plus cher à la fabrication
  • polycristallin : rendement moins bon que le précédent mais aussi moins coûteux
  • amorphe : bon rendement et prix moindre que le monocristallin

Présentation des produits finis


Pour la suite de la visite : interdiction de prendre des photos ... c’est classé top secret.

La soirée Gala à la Bastille

Mardi soir se déroulait la soirée du Gala dans un lieu magique, au fort de la Bastille. Un lieu touristique à ne pas manquer quand on s’arrête à Grenoble, on y accède par un téléphérique et une fois au sommet la vue est magnifique sur toute la ville et les montagnes alentours. On peut y aller à pied mais ça grimpe !!..

Pour la petite histoire : La Bastille est un fort militaire surplombant de 264 mètres la ville de Grenoble. Édifié durant la première partie du xixe siècle et culminant à 476 mètres d’altitude sur les derniers contreforts du massif de la Chartreuse.

Le cocktail dinatoire à la mairie

Les congressistes étaient invités à la mairie de Grenoble à un cocktail dinatoire, voici quelques photos de ce délicieux moment.