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Vive inquiétude pour l’heure de laboratoire

mercredi 18 octobre 2006, par Poullain Loïc

Jean Charles Jacquemin, Président de l’UdPPC nous fait parvenir le courrier suivant :
à diffuser largement.

L’Union des professeurs de physique et de chimie réagit face aux projets de modification des décharges statutaires des enseignants du second degré.

La révision des décrets qui régissent les heures de décharges des professeurs prend appui sur le rapport n° 2006-006 de l’inspection générale de l’administration de l’Education nationale et de la
recherche qui souligne qu’ils datent de 1950 et que les choses ont bien changé.
L’Union des professeurs de physique et de chimie (UdPPC) ne conteste pas qu’il y a eu une évolution profonde mais rejette une approche purement comptable. Elle tient à affirmer les réalités suivantes, spécifiques aux sciences physiques.

21 - En ce qui concerne les heures de décharge.2

La pratique expérimentale des élèves n’a cessé de prendre de l’importance :
l’expérimentation assistée par ordinateur (ExAO), l’évaluation des capacités expérimentales au baccalauréat de la série scientifique (ECE), les travaux personnels encadrés (TPE et TIPE), l’enseignement de la physique chimie en collège ... n’existaient pas en 1950.
- En lycée, du personnel de laboratoire spécifique a certes été affecté dans les établissements pour exécuter les tâches techniques indispensables. Mais le choix du matériel, la veille technologique, le dialogue avec les régions, l’organisation des
épreuves de l’ECE ... sont de nature pédagogique et ces tâches doivent donc être assurées par un professeur chargé du laboratoire et rémunéré à cet effet.
L’heure actuelle de décharge par semaine ne couvre pas le travail réellement accompli et, dans les établissements de taille importante, plusieurs heures seraient justifiées.
- En collège où déjà les conditions d’enseignement des sciences physiques sont très difficiles, il n’y a quasiment pas de personnel de laboratoire. La charge de travail nécessaire à la mise en place des séances d’activités expérimentales est considérable
et doit être reconnue par le maintien des heures de décharge actuelles.
- En lycée professionnel alors que les travaux pratiques et l’évaluation expérimentale
ont été introduits au baccalaurÄat professionnel, il n’est toujours pas prévu de personnel technique de laboratoire ! Des personnels et des heures de décharge pour les professeurs sont indispensables.

22 - En ce qui concerne les maxima de service.2

L’UdPPC n’imagine pas que l’augmentation du temps de service d’une heure, pour les professeurs enseignant plus de 8 heures dans des groupes de moins de 20 éléves, puisse s’appliquer aux groupes de travaux pratiques. En effet, les activités expérimentales
impliquent des groupes restreints pour des raisons de sécurité, d’efficacité et de matériel.
Cette prise de position de l’UdPPC est cohérente avec les exigences de formation des scientifiques dont la Nation va avoir besoin dans les années à venir afin de réaliser l’ambitieux projet lancé à
Lisbonne de faire de l’Europe une "économie de la connaissance ".

Paris le 11 octobre 2006